Cher Père Noël...

Cher Père Noël...
On ne s'y prend jamais tropt, alors voima liste non exhaustive d'idées pour lere noël et ses lutins ...

-
plein plein de sous pour aller au Canada voir les caribous et mon bichounet sauteur
- l'intégralité des CDs remasterisés des Beatles
-
DVD : l'intégrale de Friends
- DVD : toutes les saisons de How I Met Your Mother
-
DVD : l'intégrale des films de Marilyn Monroe
-
DVD ! My fair lady, drôle de frimousse et tous les films d'Audrey Hepburn me manquant
- DVD : Good morning England + BO
-
DVD : Ce que pensent les hommes + Sex and the city (coffret 2 dvds)
- DVD : l'intégrale de Véronica Mars
-
Livre : Les minutes du procès d'Oscar Wilde + l'intégrale de ses oeuvres
-
Hi-fi : Un LG Arena ou LG KP500 white
- Un abonnement à Glamour et à Cosmo

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 12:24

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 11:21

.

.
L'entrée en matière me pose problème alors pour éviter ça, bâclons les préliminaires.
C
élébrons d'abord les belles choses : le diplôme ! La licence tant attendue est désormais dans ma poche, sésame pour... pour quoi d'ailleurs ? La question demeure, mais qu'importe, pour l'instant, je suis officiellement bac+3. Ca ne fut pas facile, mais ça y est. Les vacances ! 3 semaines à dorer sous le soleil du sud, mises à profit pour lire. Que du bonheur. 1 semaine à Oléron entre potes au mois d'août, délicieuse surtout parce qu'Il était là, et que ce temps passé ensemble fut précieux... Contente également d'avoir enfin expérimenté les vacances avec Jc ! Le déménagement. Le moment de quitter ma banlieue préférée (ahem) est enfin arrivé, et cela ne peut etre qu'une excellente chose. Revoir ses amis d'enfance aussi, et revoir Adeline, désormais accompagnée d'un fiancé, d'un enfant et d'un autre en préparation à tout juste 21 ans, ça fait plaisir (même si ça soulève d'autres interrogations que vous imaginez sans mal).

Mais la vie n'étant
pas un long fleuve tranquille, tout cela ne pouvait pas être si simple. Les lettres sont apparues pour moi, dès le collège, comme une passion. Bornée, je n'ai voulu faire que ça et la fac de lettres semblait donc une évidence. Au fil des ans, tout le monde me demandait ce que je ferais de mon diplôme littéraire, puisque être prof n'a jamais fait partie de mes projets. Et bornée, je répondais « J'ai encore du temps pour y penser ». Mais voilà, le temps passe, souvent plus vite qu'on ne le voudrait, et me voilà avec ma licence qui est, je le reconnais enfin, totalement inutile. C'est beau sur le papier, de dire qu'on est bac+3 et qu'on a une licence en lettres modernes. Seulement la passion qui fut la mienne ne me mène qu'à une chose : être contrainte de me réorienter et de me retrouver à un endroit où je n'ai pas envie d'être, à faire quelque chose que je ne veux pas faire. Non, je n'ai pas envie d'aller à Nanterre pour faire une licence d'administration publique. Je suis bien consciente que mon problème est un problème de motivation et d'ambition. Ambition inexistante qui fait que si l'on me demande ce que je VEUX faire, je suis incapable de répondre. Ca me semble aberrant de demander à quelqu'un qui n'a que 20 ans ce qu'il va faire de sa vie. Je conçois aisément que certaines personnes soient sures de ce qu'elles vont faire, mais moi j'ai la conviction que tout ce qui touche aux lettres est enrichissant pour sa culture et son savoir, mais pauvre pour son compte en banque. Non je ne suis pas vénale, ni radine, ni obsédée par l'argent, je fais juste le choix d'avoir un boulot fonctionnel plutôt que passionnant. Je vais garder la passion pour les loisirs. Enfin, l'avenir reste assez brumeux...

Tout ceci ne
semble vraiment pas grand-chose face à ce qui accapare mon esprit en ce moment. Après avoir dénigré une vieille connaissance qui est partie faire des études de mode au Québec, et une autre qui s'est fait payer un voyage de plusieurs mois en Australie, mon père m'a dit « qu'est ce qui se passe, t'es jalouse ou quoi ?! ». Sur le coup je n'ai pas percuté. Mais ouais, je suis jalouse. Jalouse parce que ces gens là ont de la chance. De la chance d'avoir décidé de partir loin pour faire des trucs qu'ils ont vraiment envie de faire, et de la chance d'avoir des parents pour financer ce qui m'apparaît parfois comme un délire. J'ai eu du mal à comprendre que cette fille qui a passé son année de terminale à boire, à sortir, à fumer et à se taper tous les mecs du coin, qui a lamentablement bâclé ses cours, qui a eu son bac un peu par hasard, un peu par l'opération du saint esprit, de justesse, se voit autorisée à partir faire exactement la même chose à l'autre bout du monde. Donc oui, je suis jalouse, et les méthodes d'éducation de leurs parents ne sont qu'un prétexte, parce que le fond du problème, c'est que je suis jalouse, dégoûtée et triste d'apprendre que tout le monde autour de moi se casse à des milliers de bornes, vivre leur vie, pendant que moi je reste ici à alimenter ma petite vie qui me parait définitivement nulle par rapport à celle des autres... Norvège, Floride, Canada, Pays Bas, Grèce. Et moi ? Allers-retours entre Nanterre et le Plessis. Exotique.
Tout ce qui me re
nd si amère ne découle que d'une chose : son départ. J'espère que les quelques amis auxquels je tiens passerons par là lire ça, parce que leur dire ce que je ressens me parait impossible, et qu'écrire est plus facile. Alors voilà, à ceux qui me disent « Oh, t'as l'air forte, en toutes circonstances... », Non, vous avez tort. Parce qu'aujourd'hui je suis partagée, encore une fois saisie de plusieurs émotions.
Premièrement, je dét
este que tout le monde doute de nous, que tout le monde refuse de donner du crédit à notre relation. Oui, c'est vrai, je l'ai « trouvé » sur Internet, oui c'est vrai, au début je n'en voulais pas, sauf peut être pour passer le temps. Oui, j'ai été assez horrible pour le lui dire, et lui assez gentil pour ne pas m'envoyer paître, et assez entêté pour me faire changer d'avis. Mais un matin, je me suis réveillée, il était là, il m'a juste dit « Bonjour », et ce jour là j'ai su que je tenais un truc précieux, un truc qu'il ne fallait pas gâcher... Et oui c'est niais, mais c'est comme ça. Je me doute bien qu'à la lumière de mon passé, vous pouvez douter de mon attachement, mais ce qui se passe maintenant devrait vous faire changer d'avis. Jusqu'à la semaine précédant son départ, je me suis dit que ça allait le faire, que 8 mois c'était pas si long que ça, que j'allais avoir plein de trucs à faire pendant l'année, que ça passerait vite et qu'à peine le temps de me dire qu'il me manquait il serait là...
Alors l
e partage il est là : par moments je me dis « ça va le faire, si on s'aime on va y arriver, c'est une épreuve dont on sortira plus forts, ça ne peut etre que bénéfique ».
Et
puis je me dis que c'est une super opportunité pour lui, pour ses études, pour sa culture...
Mais voilà, le
coté obscur de la force fait surface. Je lui en veux de m'avoir laissée ici toute seule, je lui en veux d'être partie, et je lui en veux surtout d'être plus fort que moi. J'ai l'impression que c'est facile pour lui, parce qu'il est avec ses potes, qu'ils se marrent toute la journée, qu'ils vivent tous ensemble, qu'il n'a pas l'air de souffrir...
Je me dis que je su
is ridicule et complètement crétine d'être dans cet état là, parce qu'il n'est pas mort, il ne m'a pas quittée, il est juste parti faire ses études un peu loin. Mais je ne peux pas, j'ai mal. Je me sens totalement idiote en écrivant ça, c'est stupide de frôler la dépression pour « si peu ». Je dors mal, je pleure pour un rien, je n'ai pas envie de me lever le matin, j'ai envie de m'endormir et de me réveiller en avril. Il est parti depuis une semaine, et des idées folles m'ont déjà effleurée. J'ai pensé qu'il fallait que je le quitte, pour qu'il vive son expérience à fond sans m'avoir sur le dos, j'ai pensé qu'il fallait qu'il me quitte, pour que je puisse avoir moins mal, ou du moins mal pour quelque chose, et avoir une bonne raison de passer à autre chose. Mais en fait non, je veux qu'il reste, je veux qu'il revienne, je veux que ces 8 mois d'absence ne changent rien. J'ai peur, j'ai mal parce qu'il me manque horriblement, et parce que j'ai super peur. Peur qu'à force d'être loin on s'éloigne vraiment, qu'on se lasse et que l'un de nous décide que ça ne sert plus à rien d'attendre.
J'ex
hibe un peu ma douleur, mais après tout, c'est mon site, et ensuite, ça permettra peut être à mes ami(e)s de comprendre que je les aime tjrs autant, mais que pour l'instant j'attends.. Ca ne durera pas 8 mois, parce que j'espère que le temps m'apaisera un peu, et que le fait d'être occupée m'empêchera de trop y penser. Priez pour que ça marche, priez pour qu'il me revienne, et pour que j'aie la force d'attendre sans flancher.

F
élicitations à tous ceux qui ont eu leur année, leur diplôme, leur bac. Si vous êtes en couple, profitez de l'avoir à vos côtés. Quant aux célibataires, j'ai envie de vous dire qu'on vous vend du rêve alors qu'en vrai ça fait mal d'être amoureux, mais je sais que vous chercherez quand même, parce qu'au fond, on aime bien avoir mal, ça nous fait exister.
Bien à vous.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 08 septembre 2009 18:26

"Cette brume insensée où s'agitent des ombres, est ce donc là mon avenir?" R.Queneau

"Cette brume insensée où s'agitent des ombres, est ce donc là mon avenir?" R.Queneau

Alors que les partiels tant redoutés touchent à leur fin
, je m'assois sous le soleil brûlant de Paris (bon okay, peut être pas brûlant, mais chaud en tout cas), le ténébreux Peter murmure à mes oreilles qu'elle est la dernière des roses anglaises, je ferme les yeux et me mets à songer à l'étrange année « scolaire » qui vient de se dérouler.
Je suis arrivée en cours d'anglais, premier du sec
ond semestre, déjà démotivée et épuisée à l'idée de ce qui m'attendait. En conséquence de mon échec cuisant au deuxième semestre de ma deuxième année, me voilà recalée pour quatre matières (et non des moindres). Qui dit recalée dit 4 matières de plus ajoutées à l'emploi du temps de troisième année. Ledit emploi du temps n'étant pas des plus lourds, le challenge du « double semestre » semble relevable. M'étant jurée que plus jamais je ne connaîtrai la sensation atroce d'échouer, l'obtention de cette maudite licence semblait à portée de plume car un vieil adage dit « la faim justifie les moyens » ou encore « quand on veut on peut » (j'espère que l'auteur de ces maudits adages a été pendu en place publique pour avoir enseigné au monde de telles âneries). Seulement voilà, geste divin ou action humaine, la grève si typiquement française se déclenche, et la bataille fait rage. Je ne tarde pas à voir dans ces protestations un salut divin et à me dire que finalement, ce semestre sera peut être plus fun que prévu. Après m'être offert presque deux mois de douce oisiveté (la TNT c'est génial), je décide que finalement, étant fondamentalement opposée aux réformes de Sarkoléon et de sa bande de bras cassés, l'engagement serait une idée judicieuse. Me voilà donc au comité de mobilisation de ma fac, persuadée que cela sera une expérience humaine des plus enrichissantes. Une semaine plus tard, je renonce. Pour être intéressant, ça le fut. Le comité de mob est en réalité très conforme à l'idée que l'on s'en fait. De toute façon j'ai toujours dit que les rumeurs et les réputations ne venaient pas de nulle part, et que la plupart du temps, elles étaient justifiées. Pour faire bref, ce sont des gens à gauche tendance marxiste, prétendant être opposés à toute forme d'autorité, pensant à tort ne pas être des moutons et avoir la liberté de pensée et d'expression. Ce que j'aime par-dessus tout, c'est non seulement le fait qu'ils déclarent faire des actions démocratiques, mais aussi et surtout leur vision de la société. Si vous voulez rire, n'allez pas voir des humoristes, allez voir le comité de mob de Paris III, on y rigole beaucoup, et leur numéro sur la société idéale est hilarant. Bref, les cocos déclarent être des gens tolérants, réalistes, intelligents et ouverts, alors que l'inverse serait beaucoup plus approprié. Notons pour finir sur les points négatifs que ces charmantes personnes, dès l'instant où elles ont mis en place le blocage total de la fac, ont pris en otage des milliers d'étudiants, et le plus triste est que nous avons tous réalisé dans quelle merde nous étions 2 semaines avant de monter sur l'échafaud. Je me devais de le dire, ces gens, avec leurs grands idéaux et leurs valeurs inébranlables, ont hurlé à qui voulait l'entendre que le gouvernement flancherait, que nos partiels seraient annulés, que le semestre nous serait donné, que tout se passerait bien, et que s'il le fallait, ils se sacrifieraient pour les nobles causes qu'ils défendent avec tant de ferveur. Après 5 mois de mobilisation, la situation est catastrophique. Nous passons nos partiels dans des conditions déplorables, avec encore et toujours des promesses. Mais moi ce que je vois, c'est que les grandes tirades des bloqueurs sont des longs morceaux de pipeau. Votre sacrifice, tout le monde le constate aujourd'hui : vous courez comme les autres après des miettes de cours pour vous précipiter aux examens. Tels des... moutons ? Cette lutte n'aura servi à rien, le gouvernement gagne toujours, et n'allez pas me dire que nous n'avons pas perdu la guerre. Si, on l'a perdu, et on a mal aux fesses. Car si 5 mois de cours viennent de nous passer sous le nez, les partiels, eux, sont bien réels. Et là encore, arrêtez de tenter de nous jouer de la flûte enchantée. Les examens ne sont pas « symboliques », et 100% de réussite, c'est tout simplement un truc impossible à avaler. La merde ne fait que commencer car quand les résultats tomberont, ça sera un feu d'artifice. Mais un feu d'artifice moche, très moche. M'enfin tout le monde a du adorer le temps libre que ça lui a donné, car les milliers d'étudiants de la fac n'ont pas réussi (ni même essayé), de mettre les 6 (pardon, 10) bloqueurs dehors. Et la palme d'or est décernée aux professeurs, qui sont soit disant des intellectuels mais qui se sont pour la plupart comportés comme des abrutis tout au long de ce...merdier. C'est vrai qu'envoyer un mail pour informer ses étudiants, ou se pointer sur son lieu de travail à la première séance du semestre pour récolter les adresses de ses étudiants, c'était vraiment (trop) difficile.
Après cette pag
e sombre, admettons tout de même que certains instants de la mobilisation sont très forts. Tout d'abord les amphis pleins à craquer. Je ne veux pas paraître cynique, mais c'était surprenant, on ne les avait jamais vus remplis à ce point ! Parmi les bons souvenirs, notons d'abord la confection de banderole avec Cécile, Guillaume et Antonin sur les trottoirs devant la fac. Après bien des déboires (lettres oubliées, peinture qui dégouline, peinture sur le pantalon, police), c'était...sympa, et Guillaume dessine à merveille les marguerites carnivores (ne cherchez pas le rapport). Banderole qui fut ensuite emmenée devant le jardin du Luxembourg où nous attendaient des playmobils pas contents, dans leur armure de plastique, avec des vrais pistolets et écrit « Gendarmerie » dans le dos ^^. Les playmobils ont eu l'air d'aimer le cours de latin qui fut déclamé par des professeurs socialos à fond les ballons et militants au possible. Pendant ce temps, notre humble contribution fut de nous vêtir de toges et d'imiter un ch½ur de théâtre antique pour rameuter les gens. Tache ardue qui nous poussa jusqu'au panthéon et qui donna à Guillaume l'inspiration pour créer des slogans mémorables : « Le latin n'est pas mort, il respire encore » ou encore « Gavés de Mac Do, mais de culture, jamais trop ! ». Bref, super journée.
Notons également la flash
mob à la mythique fontaine st Michel (ah...la fontaine st Michel...). La foule s'est donné rdv au pied de la fontaine à 10h, avec pour mot d'ordre d'apporter un livre (de préférence son préféré). Au coup de sifflet, les centaines de personnes présentes commencent à lire, et cela pendant 5 minutes. Je dois avouer qu'au moment où toutes ses voix se sont élevées, j'ai eu un frisson. Ce moment reste un souvenir génial car il était très émouvant (même pour moi). Voir tous ces inconnus, prévenus les uns les autres par mail, d'un instant si éphémère, présents, un livre à la main, et lisant à voix haute des lignes qui ont pour eu un sens particulier, ça m'a vraiment touchée. J'ai adoré voir une petite fille qui savait à peine lire ouvrir son conte pour lire à côté de sa mère. J'ai adoré imaginer comment ces gens ont choisi le livre qu'ils ont emmené, s'ils ont hésité entre plusieurs titres, etc. Si vous vous posez la question, j'ai lu Le portrait de Dorian Gray, chapitre 17. Eh oui, on ne se refait pas. J'ai fini par oublier que je lisais, et je devais me concentrer sur le texte pour ne pas cesser de lire et pouvoir alors contempler les autres. Je dois avoir une âme de poète au fond... ^^
Bref, 6 mois s'écou
lent comme 6 jours. 6 mois pendant lesquels je n'ai pas trouvé le temps d'aller au code, ni de lire les livres au programme. Mais j'ai trouvé le temps de regarder Hercule Poirot et Miss Marple, de décider de ce que j'allais faire l'an prochain, de trouver un amoureux digne de ce nom, de rêver, de boire des cocktails avec mes copines, d'aller à Toulouse, de dormir jusqu'à 13h, de lire Twilight, A contretemps, Attirances, l'éducation d'une fée, Mort sur le Nil...On a jamais assez de temps pour ne rien faire de vital, jamais assez de temps pour soi.
Le déménagement t
ant attendu se trouve suspendu pour des raisons aussi absurdes que révoltantes, et comme toujours, on doit fermer sa gueule et s'en accommoder. Comme dirait ma chère Iris, « moi qui attendais tant de la vie.. », moi qui espérais tant quitter cette ville à la con. Keep Smiling. On dit souvent que rien ne vaut la santé, alors quand la santé de ceux qu'on aime (même si c'est dur d'aimer) est atteinte, on tait son mécontentement, même si cette histoire d'espoir brisé fait sacrément ch..., et on prie pour ça aille mieux, et cela pour tout le monde.
Quant aux partiels,
ils ont commencé par une version d'Harry Potter (on vous l'avez dit que le petit binoclard finirait par être étudié à la fac), et se sont terminés par le supplice de Didon, reine de Carthage. Entre temps il y a eu Perec, Neruda, Sterne, Pyrame et Thisbé, l'histoire du lexique français, la cigale et la fourmi en images, Du Bellay et ses sonnets merdiques, Cicéron et pro milone, Proust et son éternelle recherche... Que du bonheur ! On a fait ce qu'on a pu, on espère juste que ça se passera bien.
Bien à vous.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 14:31

Modifié le jeudi 27 août 2009 13:09

La readlist des vacances...

La readlist des vacances...
Qui dit vacances dit livres, alors voila le programme de mes 4 mois de vacances... Notons que le choix semble pour le moins... enfin disons que j'ai fait le choix d'ouvrages... enfin c'est pas Shakespeare quoi. Mais après tout, à la plage, ca fera l'affaire !

Le monde de Narnia, 7 tomes - C.S Lewis
Si je reste - Gayle Forman
Petit crime et sacs à mains - Dorothy Howell
J'étais derrière toi - Nicolas Fargues
Belange - Patrick Cauvin <3
La demie-pensionnaire - Didier van Cauwelaert
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles - Gyles Brandreth
Lipstick Jungle - Candace Bushnell
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 04 juin 2009 17:41

C'est toi le titre.

C'est toi le titre.
Ce matin, alors que le soleil a mis sa robe à paillettes et que la douce voix de Charlie Winston chantant « I love your smile » s'échappe de mon ordinateur, je me dis que mon moral pourrait être difficilement plus haut. Comme quoi, le soleil...
En rê
vassant sur le net, je m'interroge. Le nouveau phénomène F******K donne à réfléchir. D'abord, on se réjouit de retrouver d'anciens potes du collège, voire plus anciens encore. Et puis on finit par se rendre compte que ses gens là, quand on était au collège, on les détestait mais que visiblement le temps efface les rancoeurs. Ensuite en discutant un peu on se dit que untel a décidément raté sa vie et aurait mieux fait d'écouter M.Davoine au lieu de vous emmerder pendant les cours ; ou que untel est toujours aussi lourd et qu'apparemment il y a des choses qui ne changent jamais. Si eux ont à peine changé, qu'en est il de nous ? J'ai le souvenir d'un ancien camarade de primaire qui lui est resté adorable et qui m'a rappelé à mon bon souvenir que du CP au CM2, j'avais pour habitude de le « victimiser », mais qu'il était amoureux de moi quand même. Etrange. Je me souviens m'être demandé s'il me parlait encore parce qu'il avait toujours ce petit côté maso, ou si j'avais changé et que je ne m'acharnais plus sur les autres. Bref.
Outre
les amis d'enfance perdus et retrouvés le temps de raconter « ce qu'on est devenus », il y a les gens que l'on connaît à peine mais qui sont dans nos amis parce que finalement, plus on a d'amis, plus on est populaire, et plus on a l'impression d'être important pour quelqu'un. J'en ai quelque uns ; des mecs d'une soirée, des filles rencontrées une fois, bref, les connaissances. Quoi de mal à entretenir un lien avec ces gens qui, j'en suis sure, sont des gens adorables ?
Et bien sur F****
**K, il y a un « jeu » qui s'appelle « Ce que pensent mes amis de moi ». Il a deux acolytes : « Petites questions entre amis » et « Qui a la plus grosse ? ». Vu comme ça, ça a l'air plutôt fun. Et ça l'est ! Tu réponds chaque jour à une série de questions sur tes « amis ». Mais quel intérêt si tu ne peux pas savoir ce qu'ont répondu tes « amis » ? F******K a pensé à tout ! Chaque réponse te rapporte 5 jolis dollars virtuels, avec lesquels tu peux acheter les réponses des autres. Et là vous vous dites « Oh mais c'est un coup à foutre la merde ça !! » Et bien oui. Petite simulation :
- Pens
es tu que GP est puceau ? Tu es intimement persuadée que OUI, mais pour le politiquement correct, tu réponds NON.
- Penses
tu que NB a mauvaise haleine ? Hmmm tu rêves de dire OUI, mais tu vas dire NON.
E
t parfois tu es très honnête :
- As-tu en
vie de faire des cochonneries avec VF ? OUI.
- Pense
s tu que AT est intelligent(e) ? NON.
« Pe
tites questions entre amis » pousse le vice encore plus loin en ne proposant pas que « oui » et « non » mais en te laissant le choix entre plusieurs réponses. Là encore, ça peut se montrer très marrant :
- Si D
om Houchard te saute dessus pour faire l'amour que fais-tu ?
Je
me laisse faire ; j'en profite ; je le dégage ; je vomis.
En
l'occurrence il s'agit de mon cousin. Bref.
Le fait est que si
l'on répond des choses que l'on considère comme vraies mais blessantes pour la personne visée qui en prendrait connaissance, il va de soi que l'inverse fonctionne. Que les autres laissent tomber le « politiquement correct » pour répondre ce qu'ils pensent.
Et ça peut donner des cho
ses comme :
- Penses-tu que Lor
raine est un bon coup au lit ? Bien sur que Non.
- A quand remo
nte la dernière fois où Lorraine a dit « je t'aime » ? Jamais.
- Est-ce que Lorraine Houchard aime bien sucer des sucettes d'un air coquin ? Oui.
J'en passe e
t des meilleures. Je déclare officiellement ces jeux des jeux à double tranchant finalement pas si marrants que ça.

Mis à pa
rt les jeux, il apparaît assez troublant de pouvoir « pister » les gens comme on le fait avec ce merveilleux site. J'ai précisé que j'ai dans ma liste d'amis des gens que je connais à peine, mais également des gens que je ne connais absolument pas. Mais les détails du profil et les news, je peux vous dire les centres d'intérêt, les films préférés, les amis, les occupations, la vie de quelqu'un que je n'ai jamais fréquenté. La vie et la personnalité de quelqu'un, condensées sur une page. Ne dénigrons pas ça, on adore. On adore surtout émettre des jugements éclairs et définitifs. Exemple : Je rencontre à une soirée ce jeune homme qui me plait. Il me rajoute dans ses amis, je suis ravie, et aussitôt j'entreprends d'analyser son profil pour en savoir plus. Commençons par les groupes auxquels il adre. Très révélateurs d'une personnalité. Exemple : « Pour perpétuer les appels de phare quand il y a des flics », « Pour casser les dents de Mickael Vendetta », « Pour le retour du bigdil », j'en passe et des meilleurs, encore une fois. Celui là, vous savez déjà que c'est un beauf. Deuxième étape, analyse du « wall » : merveilleux espace où nos amis peuvent laisser toutes sortes de messages et inversement. Mine d'or pour les curieux car ces traces laissées montrent qui sont les gens importants, et en plus, la correspondance est publique !! « Et alors ? » Et alors vous pouvez donc savoir (sans avoir à poser de questions), qui fréquente le fameux garçon que vous avez rencontré, et bien plus encore. Exemple : « Miss U so much. Sophie. ». Hop ! Vous savez qu'il s'est tapé cette nana ou du moins qu'elle en a très envie. Autre exemple : « Salut ma couille ! Bowling samedi ? On a trop de trucs à se rac'. Arnaud. ». Hop ! Vous savez qu'Arnaud est sans aucun doute un très bon ami, voire le meilleur, et que c'est lui que vous allez devoir mettre dans votre poche. Eh eh, pratique. Outre ces détails sur des gens que l'on connaît si peu, on a également la possibilité de jouer au petit détective avec ses vrais amis. Ou ses ex. Exemple :
Machin vous quitte sur MSN, comme un connard qu'il est, avec une excuse aussi nulle que lui. Une semaine plus tard, son profil affiche fièrement « Machin est maintenant en couple avec une horrible petite chose que vous détestez par principe, qui a les dents qui ne rentrent même pas dans sa propre bouche ». Ou peut être affiche-t-il seulement son nom. Je ne souviens plus très bien. Bref, à cet instant précis vous détestez ce connard, sa connasse de nouvelle copine, f******k et tout le reste, parce que vous êtes restés ensemble plusieurs mois et que le profil de l'intéressé n'a jamais affiché autre chose que « célibataire ». Première chose. Ensuite vos actualités vous informent gentiment que Machin a publié de nouvelles photos. Vous aimez assez vous faire du mal, alors que lieu de le supprimer de vos « amis » et de l'éradiquer pour de bon de votre mémoire, vous cliquez sur « voir ». Et là, feu d'artifices. Elle & lui, leur bonheur s'étalant sur votre écran 17 pouces. Argh. Vous cherchez une corde, n'en trouvez pas, décidez d'être forte et de passer au-delà de ça. Et alors que vous allez mieux, que vous commencez à résister à l'envie d'aller sur son profil tous les jours pour vérifier qui sont ses nouveaux amis, pour voir s'il y a de nouvelles photos, de nouveaux commentaires sur son mur etc., « Machin a publié une nouvelle vidéo ». Votre sang ne fait qu'un tour, vous regardez. (« Pour savoir, juste pour savoir, parce que finalement je crois que ça me fait moins mal de savoir, d'être sûre quoi ! ») Whatever that means. 2min30 de promesses qu'il vous avait faites et qu'il respecte avec une autre. Vous décidez que cette fois, il faut arrêter de le défendre car il ne vous a pas quittée pour les raisons qu'il vous avait présentées, mais bien parce que « elle » était là avant. Ou elle est arrivée pendant, quelle importance maintenant. « Enough, enough now ». Vous vous êtes assez torturée.
F*
*****k, in fine, ça regorge d'infos, mais personne ne vous dit que vous allez les prendre dans la gueule vitesse grand V.
A co
té de ça vous pouvez suivre quasiment en direct la vie de vos amis qui sont loin et qui vous manquent, et ça, ça vaut bien quelques claques.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 08 avril 2009 06:55